Comme je le disais à la fin de mon billet sur Robin des Bois, le retour du cinéma Ester hier a été un peu mouvementé. Sur le chemin, on voit au loin, alors que la nuit était quasiment tombée, une colonne de fumée noire s’élevant de la ville. La fenêtre entr’ouverte de la voiture amène très rapidement à nos narines une odeur de brûlé. Quelques secondes après, un éclair de lumière bleue et une sirène nous font précipiter la voiture sur le trottoir, laissant passer un imposant véhicule de pompiers. Mû par diverses raisons (voyeurisme inhérent à la condition humaine, curiosité de voir les pompiers en action, fascination par les flammes, qui sait, ils ont peut être besoin d’aide…), nous décidons de nous rapprocher voir ce qu’il se passe.
Sur le coup, on ne voit pas bien, on fait le tour, mais la police bouclant le quartier, on ne voit pas grand chose. Il s’avère que c’est un garage qui a pris feu, d’après le Populaire du Centre (qui était sur place avant nous), qu’il y a eu quelques petites explosions (d’après un témoin). Pour plus de détails, lisez cet article sur le site du Populaire.
Mais si j’en parle c’est surtout pour parler des réactions des gens alentours. Les voisins. Première personne qu’on entend sur le chemin, à 1 pâté de maison de l’incendie: « ça se trouve, c’était squatté ». C’est bien connu, il n’y a que les squatteurs et les marginaux qui mettent le feu ! Heureusement que c’était pas des jeunes en plus, ils auraient fait sauter tout Limoges ! Et les gens qui s’installent sur le trottoir. Ils ramènent une chaise et ils regardent, bavardant, regardant, faisant des blagues (des histoires de barbecue), alors qu’une personne âgé a due être hospitalisée à cause de la fumée… Et quand le pompier en haut de l’échelle de 25m allume sa lance pour commencer à éteindre le feu, un « ooooh » digne d’un bouquet final de feu d’artifice de 14 juillet parcours l’attroupement. J’ai cru qu’on allait entendre des applaudissements.
Enfin bref, du coup on s’est couché tard, et encore une fois un peu déçu de la nature humaine.
Je suis aller voir ton Robin des Bois hier soir. Et mon avis est assez mitigé.
Je suis un grand fan de tes films, de Alien jusqu’à American Gangster, et j’étais très pressé de découvrir ta version de Robin des Bois, avec ton acteur fétiche Russel Crowe, à qui le rôle va très bien.
La réalisation est fidèle à ce quoi tu nous as habitué avec Gladiator: de l’action, des effets spéciaux qu’on ne voit même pas, des batailles, un rythme d’enfer, une excellente direction d’acteurs, un casting superbe, des moyens plus qu’il en faut pour nous en mettre plein la vue.
On peut même apprécié l’originalité de la vision de Robin des Bois, où en réalité on ne voit pas beaucoup le prince des voleurs, mais ce qu’il était avant, et comment il en est venu là. Mais de là à te vanter de suivre une réalité historique…
Déjà, petit cours de géographie. Châlus, là où est mort Richard Coeur de Lion, ce n’est pas en Normandie, c’est en Haute-Vienne ! C’est pas tout à fait à coté. Ensuite, petit cours d’Histoire. Les français qui débarquent en Angleterre façon Il faut sauver le soldat Ryan ? o_O Je veux bien qu’on déforme un peu la réalité, m’enfin y a des limites. Et il y a des ellipses narratives un peu brusque, notamment dans la découverte par tout le monde de l’identité réelle de Robin… entre la bataille finale et sa mise au ban, on ne sait absolument pas comment il est démasqué. Tu aurais pu te fendre de 10 minutes de films supplémentaires pour nous expliquer ça.
Mais c’est un bon film, qui aurais juste pu être un peu meilleur !
Le retour du cinéma fut d’ailleurs un peu mouvementé, mais j’en parlerais plus tard.
Bonjour tout le monde,
Aujourd’hui, je vais me faire l’avocat d’un mot qui fait peur, d’un mot qui, dès qu’on le prononce, change la façon dont les gens nous regardent. Ce mot, c’est « patrie ».
Les définitions que l’on en trouve se recoupent, il s’agit la plupart du temps du pays où nous sommes né, où nous sommes citoyen (ce qui n’est pas forcément la même chose d’ailleurs…). L’étymologie nous confirme ça d’ailleurs, on retrouve dans ce mot le latin pater, le père.
Qu’est-ce donc alors qu’être patriote ? Tous aussi sont d’accord: est patriote qui aime sa patrie.
Mais voilà, aujourd’hui, dites que vous êtes patriotes, dites que vous aimé votre patrie, et vous êtes assurés de rapidement vous retrouver avec une étiquette de mec un peu bizarre, voire lobotomisé, ou même carrément facho.
On peut être patriote et de gauche. On peut être patriote et défendre des idéaux sociaux, démocrates, libertaires, égalitaires.
J’irais jusqu’à dire qu’on ne peut pas être engagé politiquement, on ne peut pas être crédible dans ses opinions sans être patriote. Pourquoi défendre une idée si ce n’est pas pour le bien de son pays ? Pour soi ? Je vois mal où est la politique de gauche dans la défense de son petit bout de gras.
Donc je le clame haut et fort: je suis patriote, j’aime mon pays, et pourtant ça ne m’empêche pas de ne pas aimer la façon dont il est gouverné. Au contraire même, c’est justement parce que j’aime mon pays que la politique actuelle de nos gouvernants me gonfle.
Et ce qui me gonfle aussi, c’est la façon dont les politiques ne font rien pour arranger l’image des « patriotes ». Compréhensible: imaginez, des gens « patriotes », ils risqueraient de vouloir que ça change, de vouloir faire bouger les choses. Alors c’est sur que si ils prennent bien soin de la mal-Education Nationale, ils vont pas nous faire aimer notre pays… Donc on commence par stigmatiser l’image du patriotisme: on rompt peu à peu le lien « Armée – Nation » bâtit lentement et difficilement depuis la fin de la conscription. Les années d’effort chiraquien pour faire oublier aux français l’image du Service Militaire obligatoire sont en cours d’anéantissement, et le retour se fait bien plus vite que l’aller.
On ne parle même plus des cérémonies de commémoration: au 8 mai, ils n’ont montré au 20h que le discours politique de Sarkozy et un défilé en Russie… Les russes eux, ont encore bien en tête l’idée de Patrie, et ils ont tout compris sur comment en tiré parti. A ce rythme là, d’ici un ou deux ans, on regardera d’un drôle d’œil les gens qui se rassemble autour d’un monument aux morts le 11 novembre, le 8 mai, et même le 14 juillet, qui est réduit à une démonstration matérielle à mille lieues de la réalité.
Alors j’en vois venir comprendre de travers ce que je dis. Je ne suis pas pour des festivités à la russe à faire défilé nos missiles sur les Champs Elysées. Je ne suis pas pour se rappeler la bonne vieille victoire sur l’envahisseur allemand. Mais se souvenir qu’au 8 mai on commémore la fin d’un conflit sanglant, le sacrifice de véritables patriotes, pas de skinhead casseurs d’arabes, pour moi, c’est un minimum. Comme se souvenir que ce même 8 mai 1945 commençait en Algérie le massacre de Sétif où des milliers d’innocent trouvèrent la mort sous les balles françaises.
Comme d’habitude, tout est affaire d’équilibre. Se souvenir de tout est difficile. Mais ne livrer qu’une version, qu’un côté de la balance, c’est ce qui forme des « faux patriotes ». Ceux qui ne se souviennent que du massacre, ou que de la victoire. Et ceux qui ne se souviennent de rien, ou qui croient qu’on fête le 8 mai l’élection de Sarkozy, ce sont des apatrides. Des gens qui ne pourront pas se sentir chez eux tant qu’ils n’aimeront pas ce « chez eux ». Si l’on aime pas notre « chez soi », y a deux possibilités: déménager, ou se bouger pour faire en sorte qu’on l’aime. Et ça, ça commence par bien voter.
Bien voter, pour pouvoir enfin avoir un gouvernement qui comprenne les problèmes de la France, et pas seulement à très court terme. Je reviens sur le lien Armée – Nation que j’évoquais plus haut. Durant toutes les années 2000, chaque année le « peuple » se rapprochait de son armée. De plus en plus au 14 juillet, on grimpait sur les véhicules, on discutait avec les militaires, on partageait des avis. Quand on les voyait manœuvrer, on les regardait faire, on prenait des photos. Et depuis quelques temps, un ami, acteur important dans l’entretien du lien Armée – Nation de part son activité associative, qui était toujours convié aux évènements important, portes ouvertes, manœuvres, exercices, etc, se voit refuser des autorisations de reportage. Il se fait repousser par des officiers ayant reçu des instructions. Alors quoi, il ne faut plus se rapprocher de la Nation ? L’armée doit redevenir « la grande muette » ? Si c’est le but recherché, il est atteint.
Récemment, et pour la première fois depuis longtemps, une personne à qui je disais que j’étais réserviste m’a dit « Ah bon ? Mais t’es tout jeune, comment ça se fait que tu sois obligé ? ». Je vous laisse deviner sa tête quand je lui ai dit que c’était un choix, que c’était volontaire. Si vous ne devinez pas, relisez la première phrase de ce billet.
Comme la baisse du chômage en 2010, promis !
Aujourd’hui, on vote ! Les émissions de télé sont interdites d’invités politiques depuis hier. D’ailleurs Ruquier hier soir n’en avait pas. Catherine Deviers-Joncour, c’est pas une invité politique. Elle venait parler de son bouquin, où elle parle de rencontre sur internet. Anecdote plutôt marrante, elle a rencontré par hasard sur un site de rencontre l’ancien patron de Thomson CSF… Se sont peut être envoyé des emails par frégates interposées. N’empêche avec le recul, cette histoire des frégates, ça en à fait du bruit, parce que mine de rien, l’affaire Clearstream et la corrida Sarkozy / De Villepin, c’est en ligne direct avec Taïwan. Le jour où Taïwan coule un bateau chinois avec nos frégates, on est mal ! Je pense que je ferais un article de fond la dessus un de ces quatre, ça me permettra à moi aussi de mieux comprendre cette histoire.
Allez voter aujourd’hui. Si vous ne le faites pas pour votre région (je crois que c’était le dernier soucis des candidats cette année), faites le pour la France. Et ne vous dites pas « c’est pas mon vote qui changera quelque chose ». Si ! Parce que si tout le monde se dit ça, on se retrouvera bientôt avec un borgne et sa fille blonde au pouvoir. Leurs électeurs à eux, ils savent que leurs votes comptent. Tous les votes comptent. Quelque soient vos opinions politiques, et même si vous n’en avez pas, allez voter.
Si néanmoins il y en a que ça intéresse, voilà pourquoi on vote aujourd’hui. Nous élisons nos conseillers régionaux, qui tous rassemblés forment le Conseil Régional. Comme son nom l’indique, il y en a un par région. Ils élisent entre eux un Président du Conseil Régional. Tout ce beau monde (qui touche des indemnités) administre la Région administrative: politique économique, lycées, enseignement supérieur et recherche, formation professionnelle et apprentissage… Tous ces secteurs sont de la responsabilité de la région, et donc des décisions du Conseil Régional. Le scrutin se fait par liste, chaque liste étant divisée en autant de département que la région en comporte. Il y a deux tours, sauf si une liste dégage une majorité absolue au premier tour. Au deuxième tour sont admises les deux premières listes et celles qui ont réunis plus de 10% des voix. Ensuite, les sièges sont distribués: un quart va directement à la liste majoritaire, et le reste est réparti proportionnellement au nombre de voix de chaque liste ayant fait plus de 5%, y compris pour la liste majoritaire. Donc si elle gagne avec 34% des voix, elle a une majorité absolue. Ensuite, chaque liste réparti ses sièges entre les « sous listes » des différents départements en fonction du nombre de voix obtenues dans chaque département.
Bon j’ai essayé de faire ça relativement clair, si vous avez rien compris, dites le, ou cherchez vous même !
Bonne journée et bon vote !
Histoire un peu perturbante, lue dans la presse sur lepoint.fr.
Pas grand chose à en dire, c’est plutôt triste.
Ouais je sais, c’est pas gai comme billet, je tâcherais de faire un peu mieux demain.
Mais je me demande si le « syndrome de la cocotte minute » marche aussi à l’échelle d’un peuple, qui, exaspéré, fini par décapiter son chef un froid matin de janvier ?
Petit tour sur Google Trends, le site recensant l’évolution des recherches des internautes sur le moteur de recherche le plus fréquenté au monde. On peut y consulter l’évolution du nombre de recherche pour un mot clé en particulier, le top 10 des recherches du moment… Des trucs sympa apparaissent de temps en temps.
Par exemple, dans les recherches d’images, le deuxième terme le plus recherché en France est… « image ». Une recherche qui provoque 790 000 000 de résultats ! et 13 millions de plus si on désactive le filtre adulte. Dans ce top 10, les termes « femme » et « nue » se placent 3ème et 7ème, ce qui est bien mieux que chez les anglophones: « girls » en deuxième position outre-Manche comme outre-Atlantique. Tout ça sur la dernière semaine, ce qui explique la bonne position de recherche comme « xynthia », ou « tempete ».
Sur les 12 derniers mois, toujours en recherche d’images, les grands gagnants sont Michael Jackson, Lady Gaga et Megan Fox qui ont enregistrés le plus de progression.
Dans la recherche d’actualité, on voit sur la dernière année une forte prédominance de la grippe A et de Michael Jackson partout dans le monde, avec un petit peu de Johnny Hallyday pour la France.
Mais ce qui est le plus comique, c’est que, en France comme ailleurs, la recherche « Web » sert avant tout de barre d’adresse pour les gens… Facebook, Youtube, Le Bon Coin, Yahoo, Orange, Hotmail… plutôt que de taper l’adresse, on cherche dans Google !
Et non, « sex » n’est plus à la mode sur Google, il y a 5 fois plus de recherches pour « facebook »… et aussi 5 fois plus de résultats !
Bon ben si avec tout ça j’attire pas Google par ici…
Tout nouveau, tout beau ! Lavé avec Mirlaine, le blog ressort des cartons, les articles ressortent des tiroirs, et l’encre de ma plume jaillit de nouveau tâcher tout vos écrans plats. Comment ça c’est la Nième fois que j’annonce ça ? Oui je confirme, c’est ça… et bien ça fera N+1 fois ! Ne vaut-il pas mieux une bouche qui s’ouvre une fois par ans plutôt qu’une qui reste fermée éternellement ? Ce serait dommage, avec tout ce qu’elle a à dire.
C’est que rien ne s’est vraiment arrangé depuis le temps. Ah si, le chômage va reculer, c’est promis. Pas tout de suite tout de suite visiblement, mais promis, ça va pas tarder. Si si ! Vous verrez ! Qui (sur)vivra, verra !
Enfin bref, vous l’aurez compris, le ton sera le même qu’avant par ici, et le principe reste inchangé : si vous aussi, vous avez quelque chose à dire, faites le, c’est aussi votre Tribune !
PS: Pour les intéressés, les anciens billets sont accessibles ici.


