A la Une: Où en sommes nous ?

Plus de huit mois que je n'ai pas écris sur ce blog... à croire que l'écriture, c'est comme l'auto-école, je ...

Où en sommes nous ?
Pluce le 14 août 2009 à 16:28

Plus de huit mois que je n’ai pas écris sur ce blog… à croire que l’écriture, c’est comme l’auto-école, je m’y met un peu, puis je fais une looongue pause. Non, toujours pas de permis ! Pourtant y a eu du changement, dans ma vie, dans le monde, enfin bref, depuis le 26 novembre, et jusqu’à ce 13 août, il s’est passé tellement de choses que je ne pourrais pas tout raconter. Celà vous intéresserait-il d’ailleurs ? Je ne pense pas…

Dans le monde tout d’abord. L’Iran a failli connaitre un tournant dans son histoire, des manifestations réprimées dans le sang, à la une des journaux, sur Twitter, au 20h… et l’Occident fébrile, coincé entre une volonté de se débarasser d’un candidat à l’arme nucléaire et la peur qu’on lui reproche une trop forte ingérence. Courageuses tentatives néanmoins, dont celle de l’Ambassade de France à Téhéran, qui a accueilli des manifestants en fuite… Volonté gouvernementale, ou volonté du Ministre des Affaires Etrangères, inventeur du droit d’ingérence ? Si cette décision a fait des remous à l’Elysée, nous n’en avons pas entendu parler.

Et puis on repart en Géorgie comme l’an dernier, où la mayonnaise monte de nouveau, pour probablement finir au même résultat. Coup de chance, Saakachvili n’a toujours pas réussi à faire rentrer son pays dans l’OTAN, on ne risque donc pour l’instant pas de conflit à grande échelle avec la Russie… mais ça pourrait aller plus vite qu’on ne croit.

Alors que la situation est plus calme qu’elle n’a pu l’être par moment au Proche-Orient, l’Afghanistan s’embrase de plus belle, avec maintenant des Talibans pakistanais qui s’entretuent dans une guerre de succession sans merci.

Pourquoi je vous parle de ça ? Parcequ’on nous en parle pas beaucoup à la télévision, entre malaises présidentiels, coup de chaleur estivaux, foire au boudin dans la campagne profonde et terrorisme intellectuel par attentat au Secret Story. Eclairer ce dont on nous parle, et parler de ce dont on nous parle pas, voilà le but initial de ce blog.

Alors un clin d’oeil aux gérants d’épicerie en contrôle judiciaire, aux dangereux penseurs de notre siècle, aux félons libertaires et aux affreux résistants de nos campagnes.

Complainte pour ne pas être enterré dans les oubliettes de Levallois
Pluce le 25 novembre 2008 à 14:18

Dernières pensées : “Vous tous qui restez, soyez dignes de nous, les 27 qui allons mourir !”

Cette phrase ne vous dit peut être rien. Mais je suis persuadé que les “inculpés du 11 novembre” auraient de suite reconnu la dernière phrase de la fameuse lettre de Guy Moquet.

Ils étaient plus âgés, mais n’avaient pas moins cet esprit de résistance. Un portrait de Georges Guingouin suspendu au mur du restaurant, on ne pouvait douté de leur fierté d’appartenir à une région, à une nation qui avait connu tel héros. Ils connaissaient sûrement mieux l’histoire des Résistances que beaucoup de ceux qui les ont qualifiés de terroriste.

Ils aimaient la France, les français, mais ils aimaient surtout l’Homme. Pour quelle autre raison, si ce n’est l’humanisme, ces personnes issus de milieux aisés voire bourgeois, ayant suivi de longues et éminentes études, auraient-elles risquées ce qu’elles encourent aujourd’hui ?

Les deux grandes motivation de l’Homme ont toujours été l’amour et l’argent. Or, et malgré tout ce que les rumeurs ont pu trouvé pendant les perquisitions, je n’ai pas entendu parler de valise remplie de billets.

Ces “terrorumanistes” sont aujourd’hui enfermés dans un Guantanamo à la française, sous le coup d’une loi qui, telle le Patriot Act de l’Amérique de Bush, permet l’arrestation et le maintient en détention provisoire, sans la moindre preuve ! Ce Guantanamo est pudiquement appelé Direction Centrale du Renseignement Intérieur, pour faire appeler “Renseignement Généraux” et “Direction de Surveillance du Territoire”. “Tout change mais rien ne change”, comme disent à leur client les entreprises qui se font racheter.

Je ne cautionne pas l’action violente, l’action dangereuse, l’action mettant en danger la vie de personnes innocentes. Mais je ne cautionne pas l’arbitraire, et la justice “reality show”.

Simulacre de justice ! On a des sabotages sur les lignes SNCF. Des rumeurs parlent de cheminots. Vite ! Des gauchistes, des extrémistes d’un bord ou de l’autre, des communistes, ce que vous voulez pourvu qu’ils puissent faire bouc-émissaire. Comme ça tombe bien, on en surveille depuis 6 mois, des anarcho-ultra-gaucho-hippies. Vite, un coup de fil à l’AFP, à TF1, rendez vous à 6h demain matin en pleine campagne. Non, on prévient pas les autorités locales, elles seraient capable d’être corrompue et de leur faire prendre la fuite !

Faut que les gens voient qu’on s’occupe de leur sécurité, alors on met le paquet. Les cagoules, les flingues, les chiens, les gendarmes, les flics, les barbouzes, les ministres !

On arrête un maximum de monde pour justifier ce déploiement de force, on libérera un peu plus tard ceux qu’on a ramassé en trop. On en garde que quelques uns. On dit aux journalistes que ceux là forment “le noyau dur”, qu’il y a le “leader et ses lieutenants”. A les entendre, ça m’a rappelé le Chef d’Etat Major américain informant de l’arrestation du bras droit d’Oussama Ben Laden dans une grotte afghane.

Et puis les journalistes, ils aiment ça, être invité en avant-première pour une arrestation. Souvenez vous il y a quelque mois, une grosse interpellation en banlieue, 500 flics et 1000 journalistes pour arrêter 5 personnes. Quand on connait l’ambiance dans certaines cités, le nombre de policiers peut se justifier (pas celui de journalistes, présents à l’heure pile !), mais à Tarnac, commune de 327 habitants, et son hameau Javaud, qui vient de voir sa population divisée par deux, c’est complètement ridicule.

Surtout que, si il est possible (après tout, pourquoi pas) que les “inculpés du 11 novembre” aient quelque chose à se reprocher, il faut voir à ne pas les charger comme des mules, surtout en l’absence de tout élément matériel. On leur a mis sur le dos les plaques de bétons sur les voies ferrées, c’est oublié bien vite qu’un incident identique à eu lieu, le matin même de leur interpellation, dans l’Orne, à 500km de là.

Mais, voyons le bon côté des choses. Nous sommes sûr maintenant de vivre dans un pays protégé par sa force publique, laquelle suit patiemment les dangereux terroristes et attend qu’ils aient commis leur crime avant de les arrêtés.

Non, je ne suis pas objectif. Au contraire même, comment pourrais-je l’être, quand les personnes que les médias crucifient sur l’autel du terrorisme sont des personnes que j’ai croisé régulièrement, avec qui j’ai discuté, avec qui j’ai partagé plusieurs repas. Je ne suis pas objectif, mais je ne cherche pas à l’être. Je cherche à ce que ne soient pas oubliés ces personnes actuellement sous les verrous, pour le temps d’une enquête qui s’annonce longue, et qui, sait-on jamais, pourrait bien aboutir sur leur acquittement.

Je ne veux pas qu’ils tombent dans l’oubli, car ce processus à déjà commencer. J’en veux pour preuve le fait que la plupart d’entre vous n’auront pas été choqué que je parle d’eux au passé.

Pour qu’ils ne soient pas oubliés, une des possibilités qui s’offre à vous:

http://www.soutien11novembre.org/

Edito du 26 Novembre 2008
Pluce le 25 novembre 2008 à 12:48

Je vous ais bien eu ! vous aviez cru que j’avais disparu… Et vous aviez raison. Je me suis perdu dans les dangereux couloirs de l’IUT, mais heureusement j’ai réussi à sortir la tête de l’eau, car l’heure est grave. Je ne dirais rien de plus dans cet édito, qui signale juste mon retour, et un article devrait être publié dans la journée, demain au plus tard. Peut être que d’autre suivront si l’inspiration reste avec moi.

Edito du 22 août 2008
Pluce le 22 août 2008 à 13:39

Une semaine déjà, et je retrouve les difficultés à écrire quand on a pas d’inspiration. Je ne me sens pas de finir le dossier que j’ai commencé, c’est quand même un gros morceau, et niveau temps/compétences/motivation je suis un peu just en ce moment.

Je profite de cet edito pour faire une petite annonce:

cherche rédacteur avec (mauvais) esprit (critique), sans tendance politique particulière pour écrire régulièrement des articles ici. Si interessé me contacter.

Triste semaine que celle que l’on vient de passer. Pour ceux qui ne le savent pas, je suis militaire de réserve, c’est pourquoi je suis particulièrement touché par ce qui s’est passé en Afghanistan. C’est pourquoi aussi je me contenterais de parler de l’aspect politique et non pas militaire de ce qui peut se passer là bas. On se retrouve donc dans un pays dont l’on connait mal la culture, a qui l’on veut donner une unité impossible à obtenir. On nous parle de lutte anti-terroriste alors qu’en face, se sont des combattants, armés, très bien armés, avec une logistique importante, organisés comme une véritable troupe. Ce ne sont pas des terroristes, ce sont des guerriers, des soldats. Quelques soient leurs intentions, leurs origines on ne peut pas se permettre de les appeler “terroristes” sous prétexte qu’ils nous tirent dessus ou nous font sauter la tête. Les talibans ont servis de base arrière à des terroristes, ils ont réduits à néant des merveilles culturelles et archéologiques, dirigé d’un main de fer dans un gant d’acier un pays pendant plus de dix ans, dans un des pires régimes connus au XXè siècle, et maintenant qu’ils ont été chassés du pouvoir, ils veulent revenir.

Je ne vais pas vous faire un dessin, vous voyez très bien où je veux en venir. La dernière fois qu’une armée a appelé des combattants rebelles “terroriste”, c’était l’armée allemande, et les rebelles étaient les résistants français. Alors certes, l’intention des uns et des autres est différente. Certes, les “méchants” sont inversés, mais le monde n’est pas si manichéen. Il n’y a pas des gentils et des méchants. Il y a des intérêts et d’autre intérêts. Les résistants voulaient chasser l’armée d’occupation pour redonner à la France son indépendance, sa démocratie, leur vision de la France. Et bien les Talibans veulent chasser ce qu’ils considèrent comme une armée d’occupation (et qui l’est un peu quand même), pour reprendre les rênes du pays qu’ils dirigeaient, lui redonner le visage qu’ils veulent, leur vision de l’Afghanistan.

Je ne dis pas qu’il faut partir et tout laisser faire. Si c’est pour y retourner dans 10 ans parcequ’ils génocideront la moitié de la population, ça ne sert à rien de partir. Non, il faut juste changer notre façon d’agir là bas. Notre politique vis à vis des afghans. Le gouvernement qui a été mis en place ne sert à rien: son influence ne pas plus loin que Kaboul, et encore. Il faut comprendre le mode de fonctionnement des Afghans et adapter notre politique à eux, et non pas l’inverse.

Et encore une fois, il faut éviter l’amalgame entre les Afghans, les “rebelles” talibans, et les terroristes (qui le sont vraiment) d’Al Qaeda. Et, surtout, ne pas nous faire croire que ce sont des terroristes que nous affrontons. C’est une armée, de l’ombre peut-être, mais une armée tout de même.

PS: Merci à Lucide pour m’avoir rajouté à sa liste de lien sur son blog, ça fait vraiment plaisir !

Pas envie de mettre de titre
Pluce le 20 août 2008 à 20:33

Je met le drapeau du blog en berne.

Je m’excuse aussi de pas avoir poster hier, je me sentais pas d’humeur à le faire.

Notre nain présidentiel avait bien commencé hier avec son communiqué.

Il aurait pu faire quelque chose de très bien.

Mais il a trouver drôle de sortir une blague, sur l’aéroport de Kaboul, devant des centaines de militaires endeuillés.

Je pense que la réconcialiation avec l’armée n’est pas pour aujourd’hui.

Et avec moi non plus.

Salutations
Pluce le 18 août 2008 à 22:38

Je vous écrit avec mon portable… Mon téléphone portable ! Le navigateur à un peu de mal avec le javascript mais c’est largement utilisable. Par contre je sais pas encore sauter de ligne donc autant pour la mise en page. D’ailleurs autant ou au temps ? Le débat à longtemps fait rage sur internet mais il semble que l’académie française, entre deux bouffes entre vieux de la vieille, ait tranché et mis fin au débat: les deux expressions sont françaises… Mais vous, laquelle utilisez vous ? Et pourquoi ?

Premier dossier
Pluce le 17 août 2008 à 16:28

Vous trouverez en haut de la page le lien vers le premier dossier que je suis en train d’écrire, consacré au conflit en Géorgie.

Toutes les critiques (constructives) et corrections sont les bienvenues. Je mettrais la liste de mes sources en dernière page du dossier quand il sera fini.

N’hésitez pas à donner votre avis.

Courage, Fillon !
Pluce le 16 août 2008 à 1:07

Difficile été pour notre chef de gouvernement ! Alors que son comparse saute de batifolages méditerranéens devant des journalistes indiscrets mais invités en rencontres au sommet, il doit abréger ses vacances pour sortir le pays de la crise.

Crise qui vient subitement d’apparaître, qui n’existait absolument pas au début de la semaine. Totalement imprévisible. Et oui, ça vous tombe dessus comme ça la crise, on voit rien arrivé, on peut rien y faire. Terrible non ?

Une chose est sûre, l’état de grâce qui l’illuminait au début de l’année semble avoir quitté le Premier Ministre.

Mais dites moi… et si… non je me fais des idées… quoique… non vous allez dire que je vois le mal partout… bon d’accord…

Les JO, le 15 août, la guerre en Géorgie… ça en prend de la place à la télé ! Les journaux télévisés de l’été ne sont pas prévus pour avoir une actualité chargée, encore moins en période sportive. Alors à choisir entre Papi Mougeot qui plante ses choux au soleil et un Premier Ministre qui donne des mauvaises nouvelles… M. Bouygues a vite choisi !

Edito du 15 août 2008
Pluce le 15 août 2008 à 20:30

Bonjour à tous ! Je vous ai quitté il y a quelque mois de cela et croyez le, vous me manquiez.

Comme je suis hypocrite. C’est vous écrire qui me manquait, pas vous… quoique… est-ce écrire ou savoir que je suis lu qui me plait le plus ? Je serais bien incapable de vous le dire. Se vanter de l’un, ou admettre l’autre… aucune solution viable, je m’abstiens donc.

Certains feraient mieux de faire la même chose dans ce bas monde. Je suis donc de retour pour continuer ce que j’avais commencer sur Canalblog, avec un nouveau site, et quelques nouveaux concepts.

En vérité, tout est dit, ou presque, dans les deux lignes en haut de cette page. Vous remarquerez donc que le nom a changé. Je ne ferais pas l’affront à ceux qui ont autant de mauvais esprit que moi en leur expliquant le sens du titre, et je ne ferais pas le cadeau de l’expliquer à ceux qui ne l’ont pas encore compris. Ça viendra.

Je préciserais néanmoins le sous-titre. “Ma tribune”, est désormais une tribune libre, ce qui implique que quiconque aura quelque chose à dire ici pourra le faire. Je ne compte pas pour autant permettre à n’importe qui de poster n’importe quoi, l’âge mental de certains internautes empêchant souvent de mener à bien ce genre d’expérience. Ainsi, sous peu il vous sera possible de vous enregistrer sur le site et de proposer la publication d’articles, entre autre. Évidemment, vous pouvez toujours mettre vos commentaires sans avoir à vous enregistrer.

J’insiste aussi sur le “non actualité”. En effet, je pense sincèrement que la compréhension du présent passe par la compréhension du passé. J’essaierais de vous le démontrer. Une chose est sûre: depuis la nuit des temps, l’Histoire se répète. C’est ce qui me pousse à croire qu’il n’y a pas d’entité créatrice supérieure à tous… il manquerait cruellement d’imagination !

Bonne lecture, bien que pour l’instant il n’y ait pas grand chose à voir.